Message du directeur général 

En 2020, nous étions prêts à marquer le coup en grand : la Semaine numériQC allait célébrer son 5ième anniversaire tandis que le Web à Québec arrivait à l’impressionnante marque de ses 10 ans d’histoire. Nous étions fiers de ce que la communauté numérique de Québec avait mis en place en 10 ans. Non seulement le WAQ avait permis de faire naître Québec numérique, mais il avait mis au monde plusieurs projets porteurs et structurants pour le numérique au Québec : les services de Culture/numériQC, 100% NumériQC et le petit dernier, 42 Québec.

Nous étions loin de nous douter du changement majeur qui allait s’opérer dans le monde. Québec numérique et la totalité de ses projets ont été touchés par la pandémie. Que ce soit le report de la SNQC et du WAQ, en passant par nos événements pour la communauté ou l’ouverture de 42 Québec, tous les projets ont subi des conséquences sans précédent. 

Il y a évidemment des impacts financiers pour l’organisation. Mais, ce qui m’a touché le plus durement, c’est l’aspect humain. Tant d’efforts déployés par les bénévoles, les membres de la communauté numérique, les collaborateurs, les partenaires, qui ont été balayés par un virus. Côté financier, on peut toujours s’en sortir. Les avis seront mitigés sur ce point, mais je crois que le gouvernement a fait un travail intéressant pour soutenir financièrement les organismes les plus durement touchés par la crise. Évidemment, ils n’ont pas pu sauver tout le monde, mais les conséquences auraient pu être beaucoup plus désastreuses.

Côté humain, c’est beaucoup plus difficile. Tous ces efforts, ce temps et cette implication volontaire de la communauté pour organiser les festivités autour des métiers et des industries du numérique, nous ont été volés. Malgré l’adversité, tous les gens qui gravitent autour des événements de la communauté numérique de Québec se sont retroussé les manches et ont redoublé d’efforts en débutant immédiatement le travail sur l’édition 2021. J’ai toujours su que nous avions la meilleure communauté numérique, la plus belle et la plus forte, la plus innovante, la plus brillante. Cette année, j’ajoute un qualificatif pour notre belle communauté, un mot tellement puissant et qui représente notre communauté en ces temps difficiles : la plus résiliente. La capacité de résister à un choc traumatique, notre belle communauté aura prouvé que c’est possible. 

 

Les préparatifs pour l’édition 2021 allaient bon train. Et puis le gouvernement nous a présenté la palette des couleurs (ou des saveurs, selon certains) qui caractérise les zones. Et nous sommes passés en zone rouge. Un autre coup dur, que la communauté a encaissé avec toute la résilience dont elle a fait preuve en mars dernier. 

Encore une fois, nous devons réagir. Cette fois, avec l’expérience du déjà vu. L’équipe de Québec numérique a pris soin de lister tous les risques, les problèmes en vue et les scénarios possibles pour arriver à passer au travers de cette nouvelle étape de la crise.

Le premier enjeu auquel nous avons à faire face est la pérennité financière de Québec numérique. Soyons transparents, l’annulation de la SNQC 2020 a été un dur coup financier. Comme la majorité des revenus de Québec numérique proviennent historiquement de l’événementiel, nous devons mitiger le risque en présentant plusieurs événements au lieu d’un seul. Nous devons donc trouver une façon de séparer la SNQC en deux volets, l’un en avril et l’autre en juin.

Le second enjeu est de déterminer la place du WAQ dans la SNQC. Historiquement, plusieurs événements, dont le WAQ, ont permis de lancer la SNQC avec un événement rassembleur de la communauté, en y greffant des thématiques supplémentaires les jours avant et après le WAQ. Rapidement, la SNQC a pu voler de ses propres ailes, les thématiques de nos chers collaborateurs étant tellement attrayantes. À la quatrième édition de la SNQC, la mission et la vision de la SNQC et du WAQ se sont raffinées : pendant que le premier propose des verticales d’industries et de technologies, le second se veut une célébration horizontale des métiers du numérique. Bien que la même clientèle puisse assister aux deux volets, il est difficile pour les professionnels du numérique de prendre 10 jours de congé pour assister à tous les événements de la SNQC.

Le troisième enjeu est celui de présenter un message clair aux participants. L’homogénéisation de la SNQC en est l’élément clé. Tous nos collaborateurs travaillent de concert pour offrir la même expérience de qualité aux participants, en respectant les mêmes règles et méthodes de travail. Depuis 10 ans, le WAQ est un laboratoire pour les professionnels du numérique qui veulent essayer quelque chose de différent dans l’organisation événementielle. Le WAQ s’inscrit donc plus difficilement dans le cadre de la SNQC. Le Terminal doit être démonté de ses couleurs de la SNQC pour afficher celles du WAQ, puis démonté de ses couleurs du WAQ pour un retour à la SNQC. Opération coûteuse, et qui envoie un message mitigé aux participants.

 

C’est pourquoi nous avons donc décidé, pour le bien de tous nos collaborateurs, de déplacer le WAQ sous sa forme actuelle en juin. De cette façon, tous les collaborateurs qui travaillent autour des mêmes règles et méthodes pourront continuer d’exister ensemble, au même moment, afin de renforcer davantage les bases solides de la SNQC. Il y a beaucoup plus de chances que les mêmes clientèles puissent assister à tous les événements, étant décalés de deux mois. Le risque financier pour Québec numérique devient alors possible à assumer. Le WAQ fera quand même partie de la SNQC en avril, mais sous une autre forme, plus intégrée à la vision et la mission de cette dernière. 

En espérant que ces quelques explications vous aideront à comprendre notre motivation à faire ce choix.

Je souhaite de tout cœur vous retrouver lors des prochaines éditions. Je sais que nous sortirons grandis et encore plus fort de cette crise. 

 

Dominic Goulet
Directeur général de Québec numérique

À ne pas manquer!

Semaine numériQC du 12 au 16 avril 2021

Web à Québec du 15 au 17 juin 2021