Dimanche, on le sait, tout ou presque est fermé en France alors pourquoi s’obstiner ? La troupe prend un jour de congé et se fait conduire dans deux vignobles bordelais qui eux, heureusement, ne sont pas fermés !

La rédaction tient à remercier le carnet de contacts vinicoles très bien fourni de Pierre-Luc.

Graves et Sauterne, dans l’ordre

La première visite impressionne dès l’arrivée : de grands bâtiments très propres, un immense domaine. À Malartic-Lagravière, on n’est pas n’importe où. Tout est propre, réglé au quart de tour. La salle des cuves de ce grand cru de Graves fait penser à la salle des machines d’un vaisseau spatial : stainless, tableau de commande, passerelles. Ce qui n’empêche aucunement le vin d’être bon ! On a même pu se balader un peu dans les vignes, au soleil. Pas mal du tout !


Une petite demi-heure de bus nous mène ensuite vers Sauterne, château La Bouade. Une petite route — on s’attendait à tout moment à ce que le bus recule — un tout petit château avec une chatte comme comité d’accueil. On sent le terroir, l’artisan. Magique. L’accueil de notre hôte Stéphane est excellent, on y apprend tout ou presque sur les pourritures nobles et sa manière très personnelle de travailler le vin.

Et on goûte. Non non attendez un peu. Avant de nous faire déguster sept (7!!!) vins de Sauterne, Stéphane a un plan : nous convaincre de la polyvalence de ces vins sucrés qui sont trop souvent et à tors relégués au dessert. Ancien cuisinier, il nous a concocté plein de petites bouchées — salées, pimentées — pour nous démontrer que ses vins peuvent être appréciés partout.
Là on goûte, et wow. Ça surprend, mais ça séduit, et l’accord Sauterne / chorizo en fait sourire plus d’un. Il y a même Marie-Claude qui promet de faire un accord Sauterne / chips Miss Vickie’s au retour !