C’est à l’invitation du ministère des Relations internationales et de la Francophonie que j’étais à l’événement C2 MTL, le mardi 26 mai au matin. J’y participais, comme représentant de Québec Numérique, avec une vingtaine de personnes à un atelier de remue-méninges sur comment positionner le Québec de demain.

Ensemble, nous avons réfléchi aux façons :

  • Dont les acteurs du milieu peuvent collaborer tout en étant créatifs
  • De faire plus avec moins — pour paraphraser la ministre St-Pierre présente pour l’occasion
  • De contribuer à faire rayonner le Québec à l’étranger
  • D’inciter les gens d’ailleurs à considérer le Québec comme une destination de premier plan pour le développement de leurs affaires

Dans cet échange entre intervenants de différents horizons, nous devions, en petit groupe, inscrire sur de traditionnels post-its les messages et les moyens qui nous venaient à l’esprit sur ces sujets.

Ce fut une expérience fort agréable où nous avons réussi, je crois, à faire émerger en peu de temps de grands axes de réflexion. Le numérique y a rapidement pris une place naturelle. Notamment avec l’idée de créer une plateforme pour permettre aux gens d’ici, intéressés à d’autres régions dans le monde, de voir avec qui dans leur secteur d’affaires ils peuvent établir un contact et échanger sur les bonnes pratiques. Bref, d’assurer un transfert de connaissances et une énergie de coalition entre les organisations et entrepreneurs désireux de s’exporter.

Parmi les idées qui ont aussi retenu mon attention, il y a celle de créer une application mobile afin de permettre aux gens qui sont à l’étranger, de savoir quelles sont les autres personnes ou organisations aussi présentes, ou référentes, sur le même territoire.

J’espère sincèrement que, tel qu’annoncé, cette activité générera une suite. J’ai bien aimé que les organismes aient été mis à profit pour participer à trouver des solutions. Une belle preuve d’ouverture, un bel environnement et un beau contexte que celui de l’événement C2 MTL, du ministère des Relations internationales et de la Francophonie.

C2MTL — Conférence inspirante de Jane McGonigal

N’étant pas un joueur, j’ai été surpris de me laisser intéresser par le sujet amené sous l’œil de madame McGonigal. Le fond de son propos est que le jeu est un instrument d’apprentissage incroyable, mais surtout un accès à une masse importante de gens qui mettent beaucoup de leur temps, de leur créativité et de leurs compétences à résoudre des problèmes avec des solutions qui n’ont parfois pas été prises en considération par des experts.

On apprend notamment que pour le même temps investi par personne à jouer à Candy Crush Saga, les 100 millions d’heures qui ont servies à construire Wikipédia auraient pris seulement 3 jours en proportion temps joué par personne.

Elle relate, entre autres, que le projet World Without Oil, un alternate reality game qu’elle a créé, avait prédit l’effondrement du marché immobilier aux États-Unis. Son livre Reality is broken, révèle la puissance du jeu à changer le monde. Il fera assurément partie de mes prochaines lectures.

Crédit photo : ministère des Relations internationales